Mémoires françaises

Un soldat de la France Libre axonais????

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Un soldat de la France Libre axonais????

Message par Maczek le Sam 4 Fév - 19:55

Bonjour, je voudrais vous faire part d’une découverte (sur une broc).
Il y a quelques temps j’ai acheté un petit lot de cartes postales. Au départ je les ai seulement acheté pour illustrer ma collection : occupation et régime de Vichy. Le vendeur faisait le lot, pas trop cher car ils étaient assez abimées et je connaissais le vendeur. J’ai également acheté un livre sur l’aviation de 1942.
Mais en les déchiffrant, j’ai remarqué que toutes les cartes étaient adressés à la même personne (sur le coup je n’avais pas remarqué car certaines portent le deuxième prénom et d’autre le premier).
Les cartes sont adressées à Raymond Albert (ou l’inverse) Gochon. Je n’ai pas des réponses seulement des lettres qui je pense, ont été renvoyés, non distribués. Il y en a 8, mais 8 sont suffisante pour retracer une période de cet homme (même méthode que pour retrouver la vie de Rabelais).
Raymond a de la famille dans l’Aisne à 10kilométres de chez moi (j’ai essayé de contacter cette famille mais elle est éloignée. Un cousin (assez âgé) m’a promis de donner mon numéro à la fille de Raymond).

Donc je vais récapituler un peu son chemin entre 1942-1943 puis après vous pourrez lire les lettres.
De plus la destination des cartes permettent de savoir ou il se situé.

En avril 1942, Raymond Albert Gochon est au camp du Moulin du Lot, camp d’aviation. Il doit partir effectuer une mission en Afrique.
En juillet, il est à Molière (Molières est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne et la région Midi-Pyrénées.) je crois chez de la famille mais qui n’est pas très apprèciée.
En aout, il est au centre de recrutement de Francazal (est une commune française, située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées). Il demande à son père de signer une autorisation comme quoi son fils peut s’engager dans une armée (je suppose donc qu’il n’a pas 21ans).
En septembre, il est à au camp de Moulin du lot (enfin la carte est adressé là haut).
En décembre 1942, la carte est adressé à l’Hotel Radio à Vichy (ministère de l’aviation).
La dernière carte est également adressé à l’adresse ci-dessus.


Chauny, le 15 juillet 42
Cher Raymond,
Tu vois je suis encore un peu plus courageuse que toi pour écrire est comme jamais sur tes cartes sue je lis à Barisis, tu me demandes de mes nouvelles, c’est moi qui t’envois.
Nous sommes toujours en très bonne santé, Coco est maintenant une grande une grande fille de cinq ans qui va à l’école.
Tous les quinze jours, nous allons passer deux jours à Barisis chez mémère qui est très heureuse de voir sa chère petite fille. Tu diras bien des choses de notre part à mon oncle René.
En espérant que ma carte te trouvera en bonne santé et surtout te rappellera que tu as une belle sœur et nièces. Reçois mes bons bisous
Raymonde.


Aulnay, le 20 aout (1942)
Cher Raymond,
Je viens de recevoir ta carte qui nous a fait bien plaisir de te savoir en bonne santé ici Cela va bien pour nous tous excepté la vie bien dure pour se ravitailler. Nous comptons que tu avais déjà loin lorsque nous avons reçu ta carte. Tu sais si tu n’as pas de nouvelle de chez maman. C’est qu’ils ont du boulot en ce moment et en plus grand-mère est encore malade et elle est chez maman donc tu peux voir quel travail cela lui donne si quelques fois tu avais quelques jours de permission tache de les passer ici que nous ayons le plaisir de te voir avant que tu ne partes pour l’Afrique.
Marcel travaille toujours, Bernard vient d’avoir deux ans le 9.
Bon bisous.

Aulnay le 9 aout 1942,
Cher Raymond
Je reçois à l’instant ta carte très contente de te savoir en bonne santé il en est de même pour nous. Marcel travaille toujours à Paris. Christian est toujours chez maman, cela nous fait grande peine de te savoir parti si loin ; est voulons de ne pas te voir avant que tu partes enfin cela c’est la accentué peut être seras tu plus heureux par là surtout tu dois être content de quitter un gros égoïste comme cela. Ici la vie est toujours aussi triste, surtout pour le ravitaillement qu’elle problème pour manger surtout ne nous laisse pas sans nouvelles des que tu seras là bas écrit à maman car elle doit se faire du mauvais sang. J’embrasse toute la famille pour toi, ta sœur Alice.

Barisis, le 11 septembre 42
Cher Raymond,
Je réponds à ta carte que nous avons reçu daté du 4, très heureuse de te savoir en bonne santé toute la famille en ait de même sauf moi qui a était malade mais je vais mieux, j’ai souffert du foie maintenant tu nous demande pour ton linge et la bicyclette écris lui qu’il expédie le linge et ta bicyclette qu’il la mettre dans une maison en sureté que après la guerre on irait la chercher car le linge il peut être mis au alors ici on peut s’en servir surtout les chemises, le plus pire c’est s’il en manque encore comme dans ta valise, le pull over maman fait pour le mien. Alice veut retourner dimanche ainsi que Christian, il n’a plus voulu rester Bernard est marié le samedi 5, il reste dans la maison à P je te dirais que ton père à été à l’enterrement mercredi du père bosard à Chauny. Ton père a vu marie payard elle lui a dit que lucien restait en France soi à Limoge ou Toulouse. Le gros ne parle pas de revenir il se plait bien à Molières je ne vois plus rien à te dire ici toujours la même vie il fait chaud en ce moment notre récolte à pomme de terre n’est pas épatante, toute la famille t’embrasse bien fort ainsi que ton père, ta mère t’embrasse bien fort, est-ce que boubou est rentré à Laon ?.



Barisis, Le 28 septembre 42
Cher Raymond,
Je réponds à ta carte que nous avons reçu daté du 19 nous sommes tous en bonne santé espérant que tu es de même je pense que ton pied est guéri tu nous dis que cette année tu ne feras pas les vendanges tu regrettes surement Molière. Tu as peut être déjà regret de t’engager tu aurais mieux fait de revenir comme les autres, que veux tu c’est dur partout surtout pour manger et on en voit pas le bout. Surtout le pain et le gras j’ai vis marie payard elle m’a dit que lucien était à Tarasco il n’est pas loin de Molière maintenant pour ton linge écrit lui qu’il t’envoie en port du je crois qu’il va encore passer l’hiver car il ne parle pas de revenir. Il a bien raison il est sans doute encore dans la maison de Valzmarie elle doit être bien je vais aller à Chauny en train de 4 h 30 car Raymonde va demain mardi avec Arthur en Belgique sur la tombe de André et j’irais voir Mme Vatin le boulanger car quant j’y vais-je suis bien reçu elle me demande toujours de tes nouvelle envoie leur une petit carte de temps en temps. Nous avons écrit à l’….. Déjà deux fois et pas de réponses tu leur dira bien des choses pour nous tout ce que je promets après la guerre d’aller les voir si cela va bien. Je ne vois plus grandes nouvelle pour aujourd’hui toute la famille t’embrasse très fort ainsi que ton père et moi.

Le 22 décembre 42 à Barisis
Cher Raymond,
Je réponds à ta carte que nous avons reçu ce matin, très content de savoir que tu es en bonne santé pour nous il est de même pour toutes la famille. Tu nous dis que tu vas être parmi ceux qui doivent rester tant mieux puisque cela te plait et tu serais encore mieux de revenir travailler et d’être obligé de faire la timbale avec que quoi. Lucien Grandin travaille chez M. Delmaste Marcel, Tabary, il y a en outre contre ordre comme il n’a pas 21 ans. Il est resté puisque c’est que c’est en dessous de 21 ans pour partir en Allemagne. Alice est venue il y a eu dimanche 8 jours, elle a été contente de le revoir nous avons jamais eu de nouvelle au sujet de ton prote feuille j’espère que tu as écrit à cher M. Martin. Je ne vois plus de grande nouvelle à te dire pour aujourd’hui nous avons eu des nouvelle ce jour ci du gros et de élyse Loubadous. On entend ce de Lodin j’espère que tu as toujours de leur nouvelle dit leur bien le bonjour pour nous. Toute la famille t’embrasse bien fort ainsi que ton père, tes parents qui pensent à toi.

Paris, le 23 12 42
Cher Raymond,
C’est avec plaisir que j’ai reçu ta carte et surtout de savoir que l’on vous gardait par là. J’en suis très content pour toi mais tu devais écrire à tes parents car la semaine dernière il m’écrivait en me disant qu’ils étaient sans nouvelle de toi et tu sais bien ta mère qui était inquiète de savoir ce que l’on allait faire de vous donc rassure là le plus vite possible peut être que tu leur à écrit depuis ma carte que ce changement depuis que nous nous sommes vus espérons que l’année 43 nous amènera la paix et nous rendra notre liberté. J’ai reçu une carte du « breton » il me dit qu’il est aussi sans nouvelle de toi je termine donc ce petit mot en te souhaitant bonne année et bonne sante et te souhaite de rester là bas jusqu’à la fin en attendant je t’embrasse.
ta tante Georgette

Chauny, le 12 février 43
Mon cher Raymond
Cette fois j’espère que ma carte te parviendra car je t’ai déjà écrit une carte est revenue avec la mention (hopital therman) depuis j’ai su pourquoi chez tes parents. J’espère que tu passeras de bonnes vacances à Molières et je t’espère en bonne santé. Pour nous tous ici cela va bien nous avons de bonnes nouvelles de Gorges mais tuture lui meurts de Aussi c’est bien triste pour nous qui n’avons pas grand chose rien à lui envoyer. Alice est venue à Barisy coco me dit de bien l’embrasser. A bientôt bonne nouvelle bon baiser de tous

Voilà à ce moment, je me dis « bon bah l’aventure est finie » et je me dis faisons une recherche sur Internet et là je trouve un truc intéressant sur la fondation de la France Libre :

Un Français Libre parmi 51870

Raymond Gochon
Naissance : 23 janvier 1922 - Anor (Nord)

Origine sociale : ouvrier / artisan

Point de départ vers la France Libre : Nord Afrique

Engagement dans la France Libre : Tunisie en juin 1943

Affectation : FAFL / bretagne

Grade atteint pendant la guerre : sergent



La date de naissance peut correspondre, il s’engage dans l’aviation et la date de recrutement comme le lieu est bon. (Le cousin m’a bien confirmé qu’il s’était engagé dans la résistance)
Par la même occasion les deux dernières cartes envoyées au ministère sont envoyés à cette adresse pour qu’ils soient ensuite transmisses en Afrique.

Maintenant en relisant des lettre, je vois qu’il parle d’un breton, ensuite j’ai trouvé étrange que la famille autorise son fils de 20ans à s’engager dans l’armée alors que nous sommes en guerre, sans parler de sous-entendus (je sais pourquoi…) et l’histoire de la bicyclette.
Peut être était-il déjà en Résistance en 1942 ?
Pour le savoir j’attend des nouvelles de sa famille.

_________________
"Nous avons rien à demander à la France, excepté peut être que le jour de la liberté elle veuille bien nous ouvrir maternellemnt ses bras pour que nous y pleurions de joie et qu'au jour ou la mort sera venue nous saisir, elle nous envelisse doucement dans sa bonne et sainte terre. Rien ne nous importe excepté de la servir"
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